samedi 19 août 2006

La Thaïlande, lost in translation

Bangkok, ville étouffante, on est tout de suite happé par des nuages de pollution, des effluves de curry et de poissons séchés. Des gargotes partout, de la cuisinet thaï à vous en couper le souffle, des starbucks à tout coin de rue.

Bangkok, ville impressionnante, à mille facettes. Impressionnante par le contraste entre le vieux Bangkok qui abrite près de 300 temples, les khlongs qui abritent des maisons en bois et des poissons féroces et par le Bangkok commercial qui abrite les temples du shopping.

Thaïlande, pays du sourire. C’est vrai, sauf que le sourire est payant en Thaïlande. On a souvent l’impression qu’on se fait arnaquer avec un grand sourire. Mais la beauté du pays fait tout oublier.

Quelques incontournables :
· The golden Buddha (chinatown)
· Le bouddha couché
· Emerald Buddha
· Le Grand palais et le wat pho
· Siam Square
· Jim Thompson House. Maison du célèbre américain installé en Thaïlande, cet endroit est magnifique. Le restaurant est très agréable, et les guides parlent français.
· Coconut factory
· Floating Market
· Crocodile Farm
· Elephant village
· Rose guarden

Phuket.
Un havre de paix, des paysages de rêves, des plages paradisiaques. Phi Phi Islande est un de mes meilleurs souvenirs en Thaïlande.
Patong, ses bars, ses restos, ses vendeurs de sac chloe, ses prostitués, les marchands de toiles, les spectacles de travestis… On ne s’ennuie pas à Phuket.

Et surtout avant de partir, NE lisez pas le Guide du Routard.

mercredi 15 mars 2006

Comme personne de Denis Lachaud

« …Je veux que le mot féminisme soit réhabilité. Il veut bien dire ce qu’il veut dire. Non, nous ne sommes pas une bande d’hystéros sectaires, nous en avons juste assez de nous faire marcher dessus du matin au soir. Et nous ne cherchons pas arracher les couilles des hommes, nous voulons juste qu’ils comprennent qu’avoir des couilles ou pas ne change rien quand il s’agit d’administrer un pays, une ville ou une entreprise. Avoir une tête, une intelligence, un savoir, du courage, une sensibilité, voilà qui est plus utile en l’occurrence. Nous voulons aussi qu’ils comprennent que les couilles ne constituent pas un obstacle technique aux tâches ménagères, à la gestion de leur propre merde et, de façon solidaire, de celle de leur entourage, que les couilles ne risquent pas la brûlure pendant le repassage d’une chemise, pas plus que l’absence de couilles ne prédestine au maniement expert du fer à repasser, idem pour se charger des enfants, les nourrir ou changer leurs couches. Nous voulons qu’une femme puisse occuper un poste de responsabilité dans une entreprise privée sans que faire un enfant lui coûte sa carrière, car même s’il faut être deux pour la conception, c’est quand même la femme qui doit s’arrêter quelques mois pour accoucher et s’en remettre. Nous voulons qu’on cesse d’utiliser l’argument des besoins du sacro-saint bébé pour nous enfermer. Nous voulons qu’on cesse de culpabiliser celle qui n’a pas envie de rester soudée au berceau pendant des mois. Et nous voulons qu’on nous foute la paix quand nous souhaitons ne pas avoir d’enfant, qu’on arrête de nous… » .
Oups, j'ai perdu la suite

mercredi 1 février 2006

En vrac

Un heureux événement, de Eliette Abecassis
Une mère qui vit un changement de sa vie amoureuse, de sa vie sociale, de son corps… racontée avec beaucoup de réalisme et sans tabous. Un livre intéressant ou une féministe est tiraillée par son identité et son rôle de mère.

Sauve moi, de Guillaume Musso
Deux destins qui se croisent, se séparent et se retrouvent. L’intrigue se passe à New York et repose sur un crash aérien. Sympa…

Le soleil des Scorta, de Laurent Gaudé
Une saga d’une famille italienne née d’un viol de 1870 à ce jour. La pauvreté, la misère, le regard des autres… mais un sentiment d’appartenance au clan plus fort que tout le reste. Sympa…

Onze minutes, de Paulo Coelho
Une brésilienne qui se retrouve prostituée en suisse. Classique, avec plein de leçons de vie à la Paulo Coehlo. Pas trop aimé…

mardi 10 janvier 2006

La petite fille de Monsieur Linh

Un véritable coup de cœur. C’est le premier livre que je lis de Philipe Claudel. 160 pages sur un vieux réfugié, sa petite fille, et un gros monsieur qui deviendra son ami.
Un roman très profond sur la folie, la douceur, l’amour, l’amitié, le deuil… Un roman sur l’amitié qui dépasse le langage ; sur le bonheur qu’une vraie amitié est seule capable de donner au-delà de la culture, du langage.
J’ai eu envie de connaître Mr Linh, de l’aider à retrouver son chemin, de l’aider à habiller sa petite fille… Bref, je me suis vraiment attachée aux personnages et me suis laissée allée dans le récit. A aucun moment, je ne me suis attendue à la chute !!!
Un merveilleux conte.

lundi 2 janvier 2006

Adieu, phénomène de Geneviève Dormann

« Voici l’histoire d’un amour. Dans le langage populaire, le mot phénomène désigne aussi l’être rare, exceptionnel, objet et cause d’une passion à durée variable. Plus elle est brève, plus le phénomène laisse après soi une trace éblouissante. Il devient inoubliable.
Autrement dit, la mort est à l’amour ce que le vinaigre est au cornichon : un conservateur efficace contre les outrages du temps. »
Geneviève Dormann

Ce livre est un bijou. J’ai eu beaucoup de plaisir à le lire. Beaucoup de plaisir à déambuler au fil des pages dans les rues parisiennes, le quartier latin, le boulevard St Michel, le cimetière de Montparnasse et surtout le jardin du Luxembourg, le Luco pour les intimes…

Adieu phénomène, c’est l’histoire d’une vie, d’un amour enfantin qui perdure et grandit au fil des mots et des événements. Un amour qu’on ne vit qu’une fois dans une vie, et qui reste dans la peau, dans le corps, le cœur. Des amitiés d’adolescence qui conditionnent une vie. Une mère déchu mal aimée, un père écrivain vénérée, une nounou plus tendre et plus aimante qu’un mère, une héroïne attachante : Valentine.