mercredi 15 mars 2006

Comme personne de Denis Lachaud

« …Je veux que le mot féminisme soit réhabilité. Il veut bien dire ce qu’il veut dire. Non, nous ne sommes pas une bande d’hystéros sectaires, nous en avons juste assez de nous faire marcher dessus du matin au soir. Et nous ne cherchons pas arracher les couilles des hommes, nous voulons juste qu’ils comprennent qu’avoir des couilles ou pas ne change rien quand il s’agit d’administrer un pays, une ville ou une entreprise. Avoir une tête, une intelligence, un savoir, du courage, une sensibilité, voilà qui est plus utile en l’occurrence. Nous voulons aussi qu’ils comprennent que les couilles ne constituent pas un obstacle technique aux tâches ménagères, à la gestion de leur propre merde et, de façon solidaire, de celle de leur entourage, que les couilles ne risquent pas la brûlure pendant le repassage d’une chemise, pas plus que l’absence de couilles ne prédestine au maniement expert du fer à repasser, idem pour se charger des enfants, les nourrir ou changer leurs couches. Nous voulons qu’une femme puisse occuper un poste de responsabilité dans une entreprise privée sans que faire un enfant lui coûte sa carrière, car même s’il faut être deux pour la conception, c’est quand même la femme qui doit s’arrêter quelques mois pour accoucher et s’en remettre. Nous voulons qu’on cesse d’utiliser l’argument des besoins du sacro-saint bébé pour nous enfermer. Nous voulons qu’on cesse de culpabiliser celle qui n’a pas envie de rester soudée au berceau pendant des mois. Et nous voulons qu’on nous foute la paix quand nous souhaitons ne pas avoir d’enfant, qu’on arrête de nous… » .
Oups, j'ai perdu la suite