jeudi 28 juin 2007

Chat attrapé

Bon, je m'y colle. Liste non exhaustive !

1/J'achète des choses sur des ventes privées et les cache à mon homme (il peut pas tout comprendre!)
2/Des fois je changerais bien un baiser de mon homme contre un de ces regards attentionnés et chargés de messages pas très nets de Derek (des fois?)
3/J'ai toujours envie que mes ex amours de ma vie soit secrètement et désespérement amoureux de moi
4/Quand j'achète de nouvelles choses, je suis excitée à l'idée de les utiliser. et ce qu'il y'avait avant perd tout à coup son intérêt.
5/J'adore faire pipi dans la mer (mais je le fais pas, çà me gêne pour les autres, du coup je suis frustrée)
6/J'espère encore devenir riche et admirée de tous
7/Je n'arrive pas à détester mes pires ennemis et parfois j'oublie pourquoi je me suis fâchée

mercredi 27 juin 2007

Sept secrets...

Je suis un chat (même si je les évite en ce moment:)), à la demande de sylvie (http://sylvie-lectures.blogspot.com/)

Le jeu consiste à dévoiler 7 secrets et à passer le relais à d’autres bloggeurs.

1. Je porte mes converses sans chaussettes (no comment !)
2. Je suis une vraie accro au shopping même si j’ai envie de croire le contraire
3. J’ai piqué deux tops à une copine quand on habitait ensemble. Le problème, c’est qu’on travaille ensemble et que je me demande à chaque fois que je les mets si elle va le remarquer :)
4. Je fais souvent semblant d’écouter une de mes plus proches amies, mais en fait je l’écoute 1 fois / 3.
5. J’ai lu des Harlequins quand j’étais ado
6. J’adore les films à l’eau de rose.
7. Je pleure souvent en regardant Grey’s anatomy. Mais ça, c’est de notoriété publique.
Bon, les secrets sont un peu tirés par les cheveux mais sinon ce ne serait plus des secrets !

Je passe le chat à : Slim, et Angelica, et à tout bloggeur intéressé

samedi 2 juin 2007

Nouvelles

Sur ma table de chevet traînait « Insectes ». Çe fut ma première lecture de Claire Castillon. Un soir, après avoir découvert dans lignes de failles les fontaines humaines, j’ai lu une première nouvelle puis une deuxième puis une troisième. Et je me suis retrouvée à pleurer à chaudes larmes. C’en était trop pour moi ! Après le vol des enfants, découvrir une mère atteinte du cancer se faire maltraiter par sa fille, une mère qui balance une de ses jumelles et qui regrette d’avoir jeté la plus sage… Waw !

Des histoires sur la relation mère-fille poignantes, dures, un style déroutant mais touchant. Une lecture qui marque !
J'ai retrouvé le goût de la nouvelle que je n’avais pas lu depuis Maupassant (boule de suif, la parure). Si, si, c'est vrai :)


Je me suis arrêtée au milieu du livre, lu Eva rice, et commencé le nouveau recueil de nouvelles de Claire Castillon « on n’empêche pas un petit cœur d’aimer ». Les nouvelles tournent autour des relations homme-femme, l’amour destructeur, la douleur d’aimer.
Moins bien que Insectes, il n’en demeure pas une bonne lecture, poignante aussi mais moins touchante à mon sens. Mon conseil, lisez insectes en dernier.

L’amour comme par hasard de Eva Rice



Dans l’Angleterre après guerre, deux jeunes femmes de 18 ans vivent sur des fonds de jazz, de Johnny Ray… Elvis Presley y fait une brève apparition.
Ces jeunes bourgeoises fauchées cherchent l’amour et l’argent. Des destins qui se croisent. Un riche américain amoureux de la fille et ensuite amoureux de la mère, un magicien bizzare, une mère éblouissante de beauté...

L’histoire est vraiment quelconque. L’ayant lu juste après lignes de failles, ça faisait comme regarder un film à l’eau de rose après un film d’auteur super profond. Roman très léger, qui serait plus à lire allongé sur un transat !

Voici l’avis de Elle qui m’avait donné envie de lire cet auteur :

Sex at the City
Au Québec, on dirait de ce roman qu’il est « Hop la vie ! » Autrement dit, « L’Amour comme par hasard » est tellement irrésistible de fraîcheur et de légèreté qu’il donne envie dechanter à tue-tête. Pourtant, l’entreprise était hasardeuse : écrire un roman féminin dont les héroïnes seraient deux filles chics mais désargentées, sur fond de manoir qui tombe en ruine et de question philosophique – l’amour est-il un délice ou un supplice? Il y avait de quoi s’embourber la plume dans la guimauve. Sauf que… Eva Rice a beau avoir un physique digne d’« Amour, gloire et beauté », elle est terriblement anglaise. Comment ne pas céder au charme de son personnage Harry, un petit garçon dont le premier mot a été « monte-plats » et qui, parce que ses parents refusaient de lui acheter un lapin de compagnie, avait compensé en adoptant un toast. « Julien le pain » vivait bien tranquille dans sa cage jusqu’à ce que le père de Harry lui ordonne de mettre fin à ces enfantillages. On laisse le mot de la fin à miss Rice, soulignant que toute la famille fut triste : « On s’était tout beaucoup attachés à ce pain. » Eva Rice a de l’esprit et de la fantaisie à revendre et elle signe un roman réjouissant, à mi-chemin entre Jane Austen et « Sex and the City ». Elle a inventé la littérature vintage, a observé notre collègue du ELLE anglais. Et c’est vrai, « L’Amour comme par hasard » ressemble aux robes des années 50 que les héroïnes achètent pour faire leurs premiers pas dans le monde. On est en 1954, Charlotte et Pénélope sont trop grandes pour leur époque : 1,80 m et des idées longues. Quand leurs camarades rêvent de décrocher un riche mari au bal des débutantes, elles lisent Salinger, veulent épouser la rock-star Johnnie Ray ou, à défaut, briser le coeur d’un teddy-boy au pantalon moulant. Cequi ne fait pas du tout l’affaire de leur mère, surtout pas celle de Pénélope, jeune veuve trop jolie pour être maternelle qui, afin d’oublier ses soucis d’argent, dépense des fortunes dont elle ne possède pas la première livre en robes de chez Dior. On l’a compris, la réussite de ce roman, ce sont ces personnages chics et brindezingues, jamais à cours d’une idée folle, débordant de vitalité et d’espérance. Il faut dire qu’auterme de cette année 54, on fête la fin des restrictions, l’arrivée du rock’n’roll avec les premiers 45-tours d’Elvis Presley, le début d’une époque où tout semble possible. Tout au long de ce marivaudage à l’anglaise qui renferme son lot de secrets, de rencontres et de palpitations, Eva Rice noie l’eau de lavande de chez Harrods dans une bonne rasade de whisky. On en sort grisé.
: « L’Amour comme par hasard », d’Eva Rice, traduit de l’anglais par Martine Leroy-Batistelli (Flammarion, 379 p.).


Olivia de Lamberterie, le 26 Mars 2007

lundi 21 mai 2007

Je vais bien, ne t'en fais pas


Non je n'allais pas bien après avoir vu ce film. Il y a de ces films qui te prennent et qui ne te lâchent plus des heures durant. Celui-là en fait partie. On n’en ressort pas indemne.
Un drame familial à priori banal. Un père quelconque, une mère poignante, une fille qui vit mal la disparition de son jumeau. Le film prend au fil du temps une tournure profonde, à couper le souffle.
Le jeu des acteurs est magnifique. 5 césars amplement mérités.

La chute est époustouflante. La chanson du film superbement interprétée par Simon buret, le chanteur du groupe Aaron.

A voir sans aucune hésitation ! Mon seul regret c’est de ne pas avoir lu le livre avant...

mardi 1 mai 2007

Lignes de failles, Nancy Huston

"Une fois, je me suis caché dans leur cave au fond d’une énorme boîte en carton et quand mes cousins sont descendus je les ai entendus m’appeler - « Randall ! Randall ! » - mais ma cachette était tellement bonne qu’ils ne mont pas trouvé et pour finir ils ont renoncé et sont sortis jouer au frisbee dans le jardin et m’oublient complètement. Pendant ce temps j’étais encore dans la boîte, j’attendais j’attendais et quand je suis sorti enfin j’étais frigorifié et ankylosé et, en me voyant, mes cousins n’ont même pas dit « ou étais-tu ? on t’a cherché partout ! ». J’étais blessé de ne pas leur avoir manqué et je me suis dit que la mort devait être comme ça : la vie continue tranquillement sans toi. " Randall, 6 ans

mercredi 18 avril 2007

Vacances là ou on est la tête à l'envers

Une lune de miel enfin arrivée...15 mois après le mariage.
On fait un super coup sur lastminute, et nous voila partis ...à l'île Maurice! A l'autre bout de la planète mais oui. Mon père ne comprenait pas ce que j'étais partie faire à 11h de vol ("même si on m'offre le voyage je n'irais pas qu'il dit"-le sens de la découverte et de l'aventure à l'état pur, moi je vous le dis!). Bon autant dire tt de suite, c'était du challenge. je n'ai jamais pu tenir plus de 30 min à ma place. J'adore les challenges, surtout si j'ai le paradis en récompense.
A l'arrivée, prise en charge (j'adore ce mot, çà donne tout de suite le la sur la responsabilité de ta personne dans ce genre de séjour). un peu décue, il fait couvert. mais on m'a prévenue, c un climat tropical.
alors ils conduisent à gauche, c'est perturbant au début. Je me demande s'ils ont des limitations de vitesse sur le coup. Parce qu'après 11h de vol, on est un peu retournés voyez-vous (surtt si on a été completement assoiffé par la secheresse de l'avion ET l'abus de champagne pour faire passer les 11h!). et les coups de freins, c'est pas bon pour le bide. Enfin, une gamine oblige le chauffeur à se garer précipitemment pour..prendre l'air et donc à faire le ralentir.

Nous voila donc arrivés à l'hôtel. Indian Resort & Spa qu'il s'appele. Et là tout commence...

Chronique d'une accro du shopping

Je me lève un matin et repense au prochain voyage à Casablanca, ville où j’ai vécu un certain temps.

Cela fait déjà quelques jours que le même phénomène se produit. J’éprouve une certaine appréhension quant à mon actif vestimentaire : vais-je avoir les fringues qu’il faut pour chaque occasion ? Dans une ville où le m’as-tu-vu règne en maître, et vivant actuellement dans une ville où un phénomène de même intensité mais de sens opposé sévit sur les originalités et féminités vestimentaires des femmes, je ne peux m’empêcher d’avoir un petit stress pré-séjour casablancais…

Toujours est-il que ce matin là, j’ai eu comme une révélation : je n’ai pas de chaussures pour-je cite « gambader dans Casablanca » ! Mabrouk, mazel tov, un nouveau besoin est né. Je devrais envoyer des faire- parts de « naissance de nouveaux besoins » à tout mon entourage. Ainsi, tout le monde saurait de quoi j’ai besoin, et pourrait me féliciter si je l’obtiens. Car il en faudra de l’énergie pour ne pas l’obtenir…Je suis passé maîtresse dans l’art de l’autostimulation d’une décision d’achat. Je devrais proposer mes services auprès d’Ipsos. Le phénomène est alors irréversible : une substance chimique se créé et contrairement à Boris Vian qui fait naître des nénuphars dans les poumons, moi c’est un artichaut dans la tête (les arabophones comprendront). Un artichaut, ca pique si on veut y toucher. C’est encombrant. Donc on le laisse.

Le besoin défini, mon objectif dans ce cas, est d’adopter un comportement d’achat rationnel pour ce besoin de « chaussures pour gambader dans Casablanca », qui entretemps, s’est précisé : « espadrilles ou mules compensées pour gambader dans Casablanca ». Une amie m’a demandé que signifie un achat rationnel pour moi. J’ai lu que cette notion était subjective. Et bien pour moi il s’agit d’optimiser mon achat, selon différents critères : rapport qualité/prix, satisfaction du besoin (né ou créé ou réel, la question ne se pose plus à présent), l’excitation à m’imaginer posséder cet objet, « l’affaire » réalisée par cet achat. Dans mon cas, je dois avouer que le dernier critère est d’une importance capitale : il est l’ultime critère décisionnel ! Au plus l’affaire est intéressante, donc au plus le rapport actif fringues de valeur/investissement consenti pour cet achat est important, au plus j’ai du plaisir…30% est une condition minimum. 50 % c bien, 60% c mieux, 70-80%, je ne contrôle plus…Bien sûr pour des pourcentages pareils, le prix de base doit être élevé pour que la différence n’en soit que plus spectaculaire.

Donc me voici partie à la recherche de ces mules compensées pour gambader dans Casablanca (l’option espadrilles a disparu en cours de route). Je fais les tours de ventes privées, rien, ensuite des sites marchands et la je tombe sur quelques éléments dignes d’intérêt. J’arrive à la phase finale du processus, c’est-à-dire qu’il ne reste que 3 candidats mules compensées pour gambader dans Casablanca.

J’envoie donc les candidats à mon âme sœur à Casablanca, qui elle me connaît bien, évalue correctement mes besoins et connaît le niveau sur place. Et là, alors que je me rapprochais de l’achat le plus raisonnable, le plus durable, elle m’aiguille vers le choix du plus joli ! Elle a délibérément écarté mes autres critères, tel que le rapport/qualité prix et la capacité à satisfaire le besoin initialement exprimé. Que faire ? D’autant que je penche indéniablement vers le plus joli....je sens que je bascule du côté obscur de la force….mon amie tente alors de constituer un cabinet de conseil improvisé. L’avis est unanime : les plus jolies, pas les plus durables. Mais qu’ai-je donc fait au ciel pour que mes amies me découragent du seul achat raisonnable que je m’apprêtais à faire ? Les dieux sont-ils donc contre moi ?

Je demande donc une intervention divine. Un signe. Car je ne sais plus, je suis perdue. La prestation du cabinet de conseil n’a fait que semer davantage le doute dans mon esprit. D’autant que j’ai eu droit à des questions « en as-tu vraiment besoin ? ». Vous imaginez la torture ?

J’ai décidé de plier bagage. Une amie vient chez moi, elle a constitué en quelque sorte un cabinet de stratégie d'ultime recours. Et là, elle me dit, les yeux pleins de la vérité la plus simple : « aucune des deux ». Curieusement, ce conseil m’a remis en paix avec moi-même, et j’ai donc choisi…de ne rien prendre. Et j’ai bien dormi J

Le ciel ne m’avait donc pas oublié…il m’a sauvé !

mardi 17 avril 2007

Lucia Etxebarria

Lucia peint ses livres comme Almodovar le ferait avec ses films. La femme, la drogue, la vie et le sexe sont les noyaux durs de ses livres.

Ma première lecture : Amour, Prozac et autres curiosités. Le destin de 3 sœurs aux personnalités très différentes et que tout oppose à tel point qu’elles ne communiquent plus. Un seul point commun : la dépendance. Christina, la plus jeune, serveuse dans un bar branché de Madrid, carbure à l'extasy et aux hommes. Rosa, directrice financière, marche plutôt au Prozac et ne touche plus aux mâles. Ana, l'aînée, mère de famille, mélange amphétamines et somnifères et décide soudain de divorcer.
Le style est direct, cru, émouvant.

Ensuite, j’ai enchaîné avec De l’amour et autres mensonges. Le portrait d’une femme que la célébrité et l’amour détruisent. Long pavé certes, mais tellement profond qu’on est happé par les personnages et leurs histoires.

Dernière lecture : Le miracle en équilibre. Une mère s’adresse à son enfant et lui raconte ses sentiments, ses choix, le monde autour d’elle, ses désirs. La présentation de l’éditeur traduit très bien le livre : A Amanda, sa fille qui voit le jour, Eva ouvre son coeur : dans une longue adresse affectueuse et drôle, grave et belle, piquante et poétique, une mère dit à son enfant le bonheur qu'elle a de l'avoir conçue avec l'homme aimé, de l'avoir attendue, de l'avoir ressentie, de l'avoir portée, de l'avoir mise au monde, et dans quel monde ! Elle dit aussi la complexité des choix d'une femme, les désirs multiples et parfois contraires qui tiraillent les coeurs modernes : être une femme désirée, une amante épanouie, une super-woman infaillible, une copine modèle, une mère exemplaire, l'une après l'autre ou toutes à la fois. Elle dit encore les doutes d'un écrivain, l'inspiration capricieuse ou la cavalcade impatiente des idées et des mots quand le temps d'écrire fait défaut.

Merci Slim de m’avoir prêté tous tes bouquins de Lucia Etxebarria. J’adore !!

Biographie (
www.evene.fr)
Lucía
Etxebarría est la benjamine d'une famille de sept enfants. Inscrite dans un collège religieux à Valence, elle s'établit par la suite à Madrid. Jusqu'à l'âge de ses dix huit ans, elle enchaîne les petits jobs ; elle travaille dans une maison de disques, elle fait de la traduction, etc... Après avoir obtenu son diplôme de journaliste, elle commence par écrire une biographie de Kurt Cobain et Courtney Love ' en 1996. Elle publie ensuite 'Amour, Prozac et autres curiosités' qui devient très vite un best-seller. Elle a publié par la suite trois romans 'Beatriz et les corps célestes' (Prix Nadal en 1998) et 'De l'amour et autres mensonges' (Prix Primavera, 2001), 'Un Miracle en équilibre' (Prix Planeta, 2004) et un recueil de nouvelles 'Aime-moi, por favor ! '.

She's my person

Christina parle de Meredith. L'amitié pour elle est pure, intense et vraie.
Un petit clin d'oeil pour Slim, Ketty :), Betty.

lundi 16 avril 2007

Alanis Morissette - MTV unplugged

Le live transforme et adoucit Miss Morissette. La version Ironic de l’album est magnifique.

That I Would Be Good
that I would be good even if i did nothing
that I would be good even if i got the thumbs down
that I would be good if I got and stayed sick
that I would be good even if I gained ten pounds

that i would be fine even even if I went bankrupt
that i would be good if I lost my hair and my youth
that i would be great if I was no longer queen
that i would be grand if i was not all knowing

that i would be loved even when i numb myself
that i would be good even when i am overwhelmed
that i would be loved even when i was fuming
that i would be good even if i was clingy

that i would be good even if i lost sanity
that i would be good
whether with or without you

John Legend - Save Room

Mmmmmmmmm. La voix, la chanson, la mélodie... Tout me fait vibrer.