mercredi 18 avril 2007

Vacances là ou on est la tête à l'envers

Une lune de miel enfin arrivée...15 mois après le mariage.
On fait un super coup sur lastminute, et nous voila partis ...à l'île Maurice! A l'autre bout de la planète mais oui. Mon père ne comprenait pas ce que j'étais partie faire à 11h de vol ("même si on m'offre le voyage je n'irais pas qu'il dit"-le sens de la découverte et de l'aventure à l'état pur, moi je vous le dis!). Bon autant dire tt de suite, c'était du challenge. je n'ai jamais pu tenir plus de 30 min à ma place. J'adore les challenges, surtout si j'ai le paradis en récompense.
A l'arrivée, prise en charge (j'adore ce mot, çà donne tout de suite le la sur la responsabilité de ta personne dans ce genre de séjour). un peu décue, il fait couvert. mais on m'a prévenue, c un climat tropical.
alors ils conduisent à gauche, c'est perturbant au début. Je me demande s'ils ont des limitations de vitesse sur le coup. Parce qu'après 11h de vol, on est un peu retournés voyez-vous (surtt si on a été completement assoiffé par la secheresse de l'avion ET l'abus de champagne pour faire passer les 11h!). et les coups de freins, c'est pas bon pour le bide. Enfin, une gamine oblige le chauffeur à se garer précipitemment pour..prendre l'air et donc à faire le ralentir.

Nous voila donc arrivés à l'hôtel. Indian Resort & Spa qu'il s'appele. Et là tout commence...

Chronique d'une accro du shopping

Je me lève un matin et repense au prochain voyage à Casablanca, ville où j’ai vécu un certain temps.

Cela fait déjà quelques jours que le même phénomène se produit. J’éprouve une certaine appréhension quant à mon actif vestimentaire : vais-je avoir les fringues qu’il faut pour chaque occasion ? Dans une ville où le m’as-tu-vu règne en maître, et vivant actuellement dans une ville où un phénomène de même intensité mais de sens opposé sévit sur les originalités et féminités vestimentaires des femmes, je ne peux m’empêcher d’avoir un petit stress pré-séjour casablancais…

Toujours est-il que ce matin là, j’ai eu comme une révélation : je n’ai pas de chaussures pour-je cite « gambader dans Casablanca » ! Mabrouk, mazel tov, un nouveau besoin est né. Je devrais envoyer des faire- parts de « naissance de nouveaux besoins » à tout mon entourage. Ainsi, tout le monde saurait de quoi j’ai besoin, et pourrait me féliciter si je l’obtiens. Car il en faudra de l’énergie pour ne pas l’obtenir…Je suis passé maîtresse dans l’art de l’autostimulation d’une décision d’achat. Je devrais proposer mes services auprès d’Ipsos. Le phénomène est alors irréversible : une substance chimique se créé et contrairement à Boris Vian qui fait naître des nénuphars dans les poumons, moi c’est un artichaut dans la tête (les arabophones comprendront). Un artichaut, ca pique si on veut y toucher. C’est encombrant. Donc on le laisse.

Le besoin défini, mon objectif dans ce cas, est d’adopter un comportement d’achat rationnel pour ce besoin de « chaussures pour gambader dans Casablanca », qui entretemps, s’est précisé : « espadrilles ou mules compensées pour gambader dans Casablanca ». Une amie m’a demandé que signifie un achat rationnel pour moi. J’ai lu que cette notion était subjective. Et bien pour moi il s’agit d’optimiser mon achat, selon différents critères : rapport qualité/prix, satisfaction du besoin (né ou créé ou réel, la question ne se pose plus à présent), l’excitation à m’imaginer posséder cet objet, « l’affaire » réalisée par cet achat. Dans mon cas, je dois avouer que le dernier critère est d’une importance capitale : il est l’ultime critère décisionnel ! Au plus l’affaire est intéressante, donc au plus le rapport actif fringues de valeur/investissement consenti pour cet achat est important, au plus j’ai du plaisir…30% est une condition minimum. 50 % c bien, 60% c mieux, 70-80%, je ne contrôle plus…Bien sûr pour des pourcentages pareils, le prix de base doit être élevé pour que la différence n’en soit que plus spectaculaire.

Donc me voici partie à la recherche de ces mules compensées pour gambader dans Casablanca (l’option espadrilles a disparu en cours de route). Je fais les tours de ventes privées, rien, ensuite des sites marchands et la je tombe sur quelques éléments dignes d’intérêt. J’arrive à la phase finale du processus, c’est-à-dire qu’il ne reste que 3 candidats mules compensées pour gambader dans Casablanca.

J’envoie donc les candidats à mon âme sœur à Casablanca, qui elle me connaît bien, évalue correctement mes besoins et connaît le niveau sur place. Et là, alors que je me rapprochais de l’achat le plus raisonnable, le plus durable, elle m’aiguille vers le choix du plus joli ! Elle a délibérément écarté mes autres critères, tel que le rapport/qualité prix et la capacité à satisfaire le besoin initialement exprimé. Que faire ? D’autant que je penche indéniablement vers le plus joli....je sens que je bascule du côté obscur de la force….mon amie tente alors de constituer un cabinet de conseil improvisé. L’avis est unanime : les plus jolies, pas les plus durables. Mais qu’ai-je donc fait au ciel pour que mes amies me découragent du seul achat raisonnable que je m’apprêtais à faire ? Les dieux sont-ils donc contre moi ?

Je demande donc une intervention divine. Un signe. Car je ne sais plus, je suis perdue. La prestation du cabinet de conseil n’a fait que semer davantage le doute dans mon esprit. D’autant que j’ai eu droit à des questions « en as-tu vraiment besoin ? ». Vous imaginez la torture ?

J’ai décidé de plier bagage. Une amie vient chez moi, elle a constitué en quelque sorte un cabinet de stratégie d'ultime recours. Et là, elle me dit, les yeux pleins de la vérité la plus simple : « aucune des deux ». Curieusement, ce conseil m’a remis en paix avec moi-même, et j’ai donc choisi…de ne rien prendre. Et j’ai bien dormi J

Le ciel ne m’avait donc pas oublié…il m’a sauvé !

mardi 17 avril 2007

Lucia Etxebarria

Lucia peint ses livres comme Almodovar le ferait avec ses films. La femme, la drogue, la vie et le sexe sont les noyaux durs de ses livres.

Ma première lecture : Amour, Prozac et autres curiosités. Le destin de 3 sœurs aux personnalités très différentes et que tout oppose à tel point qu’elles ne communiquent plus. Un seul point commun : la dépendance. Christina, la plus jeune, serveuse dans un bar branché de Madrid, carbure à l'extasy et aux hommes. Rosa, directrice financière, marche plutôt au Prozac et ne touche plus aux mâles. Ana, l'aînée, mère de famille, mélange amphétamines et somnifères et décide soudain de divorcer.
Le style est direct, cru, émouvant.

Ensuite, j’ai enchaîné avec De l’amour et autres mensonges. Le portrait d’une femme que la célébrité et l’amour détruisent. Long pavé certes, mais tellement profond qu’on est happé par les personnages et leurs histoires.

Dernière lecture : Le miracle en équilibre. Une mère s’adresse à son enfant et lui raconte ses sentiments, ses choix, le monde autour d’elle, ses désirs. La présentation de l’éditeur traduit très bien le livre : A Amanda, sa fille qui voit le jour, Eva ouvre son coeur : dans une longue adresse affectueuse et drôle, grave et belle, piquante et poétique, une mère dit à son enfant le bonheur qu'elle a de l'avoir conçue avec l'homme aimé, de l'avoir attendue, de l'avoir ressentie, de l'avoir portée, de l'avoir mise au monde, et dans quel monde ! Elle dit aussi la complexité des choix d'une femme, les désirs multiples et parfois contraires qui tiraillent les coeurs modernes : être une femme désirée, une amante épanouie, une super-woman infaillible, une copine modèle, une mère exemplaire, l'une après l'autre ou toutes à la fois. Elle dit encore les doutes d'un écrivain, l'inspiration capricieuse ou la cavalcade impatiente des idées et des mots quand le temps d'écrire fait défaut.

Merci Slim de m’avoir prêté tous tes bouquins de Lucia Etxebarria. J’adore !!

Biographie (
www.evene.fr)
Lucía
Etxebarría est la benjamine d'une famille de sept enfants. Inscrite dans un collège religieux à Valence, elle s'établit par la suite à Madrid. Jusqu'à l'âge de ses dix huit ans, elle enchaîne les petits jobs ; elle travaille dans une maison de disques, elle fait de la traduction, etc... Après avoir obtenu son diplôme de journaliste, elle commence par écrire une biographie de Kurt Cobain et Courtney Love ' en 1996. Elle publie ensuite 'Amour, Prozac et autres curiosités' qui devient très vite un best-seller. Elle a publié par la suite trois romans 'Beatriz et les corps célestes' (Prix Nadal en 1998) et 'De l'amour et autres mensonges' (Prix Primavera, 2001), 'Un Miracle en équilibre' (Prix Planeta, 2004) et un recueil de nouvelles 'Aime-moi, por favor ! '.

She's my person

Christina parle de Meredith. L'amitié pour elle est pure, intense et vraie.
Un petit clin d'oeil pour Slim, Ketty :), Betty.

lundi 16 avril 2007

Alanis Morissette - MTV unplugged

Le live transforme et adoucit Miss Morissette. La version Ironic de l’album est magnifique.

That I Would Be Good
that I would be good even if i did nothing
that I would be good even if i got the thumbs down
that I would be good if I got and stayed sick
that I would be good even if I gained ten pounds

that i would be fine even even if I went bankrupt
that i would be good if I lost my hair and my youth
that i would be great if I was no longer queen
that i would be grand if i was not all knowing

that i would be loved even when i numb myself
that i would be good even when i am overwhelmed
that i would be loved even when i was fuming
that i would be good even if i was clingy

that i would be good even if i lost sanity
that i would be good
whether with or without you

John Legend - Save Room

Mmmmmmmmm. La voix, la chanson, la mélodie... Tout me fait vibrer.