mardi 1 mai 2007

Lignes de failles, Nancy Huston

"Une fois, je me suis caché dans leur cave au fond d’une énorme boîte en carton et quand mes cousins sont descendus je les ai entendus m’appeler - « Randall ! Randall ! » - mais ma cachette était tellement bonne qu’ils ne mont pas trouvé et pour finir ils ont renoncé et sont sortis jouer au frisbee dans le jardin et m’oublient complètement. Pendant ce temps j’étais encore dans la boîte, j’attendais j’attendais et quand je suis sorti enfin j’étais frigorifié et ankylosé et, en me voyant, mes cousins n’ont même pas dit « ou étais-tu ? on t’a cherché partout ! ». J’étais blessé de ne pas leur avoir manqué et je me suis dit que la mort devait être comme ça : la vie continue tranquillement sans toi. " Randall, 6 ans

8 commentaires:

Anonyme a dit…

c'est là où on voit qu'entre la vie et la mort la frontière n'existe pas réellement!

Florinette a dit…

L''extrait me donne déjà envie d'en savoir plus sur ce roman ! ;-)

sissi a dit…

Florinette,
Je te le conseille vivement. Je le lis en ce moment, c'est vraiment magnifique.
Tu me diras ce que tu en penses :)

afk a dit…

Et si l'indifférence est la mort de l'âme humaine. Comme dans le film 6eme sens, ce sont les cousins finalement qui étaient morts!

sylvie a dit…

J'ai adoré ce livre... à lire à l'endroit, puis à l'envers... à la recherche des permanences au fil des générations et des filiations... passionnant et fort, c'est un livre dont on sait qu'on en fera pas le tour... Un jeu à lire et à relire...

sissi a dit…

Afk, :)
Sylvie, nancy houston devrait l'écrire dans l'autre sens. je revenais souvent en arrière tellement j'étais frustrée d'avoir oublié les détails!

anjelica a dit…

Le 1er enfant qui apparaît m'a dégouté. J'ai refermé le livre et j'ai nulle envie de le reprendre !

sissi a dit…

anjelica,
le premier enfant est très représentatif de l'amérique d'aujourd'hui (irak, la guerre...) mais les autres enfants sont très attachants. essaie d'avancer un peu je pense que tu apprécieras...